FEYZIN AUTREFOIS

22 décembre 2014

Article du 18 novembre 2013 (Concours agricole en 1963)

Voici la source de l'article cité :

ce compte-rendu, paru dans le Moniteur Viennois du 18 septembre 1863, a été écrit par Vital Berthin (1805-1864), qui l'a envoyé à Timon, le directeur du Journal, le 15 septembre. Ce serait bien de citer les vraies sources.

Dont acte.

Merci pour cette précision.

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12 octobre 2014

Suite artistes feyzinois

Dominique Bailly m'avait envoyé par mail les précisions suivantes (suite aux articles sur l'art à Feyzin) :

"Dans un ouvrage intitulé Annales dauphinoises (1902) , on trouve dans la liste des artistes dauphinois ayant exposé à Lyon :

Desgeorges de Feyzin dans la catégorie Dessins, etc... 
M. et Mme Lefebvre dans la catégorie arts décoratifs pour un panneau. Madame LEFEBVRE enseignait la broderie d'art.
Son fils Eugène exerçait la profession de relieur d'art. Il a aussi écrit des pièces de Guignol sous le pseudonyme d'Eugène Ponteau."
Il me joint les images suivantes, trouvées sur Internet :

raf dulac

 

 

 

La raffinerie la nuit. Jean Dulac Dulac (Jean Dulac Fils)
 
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© Adagp Paris

La raffinerie la nuit

Art contemporain et Artistes,  Peintures,  Huile
Auteur: Jean Dulac
80 x  40 cm  /   31.5 x  15.7 in
Thèmes: Paysage  /   Origines: France  /   Genres: Classicisme  /   Caractéristiques: Signée  /   Authenticité: Mis en vente par l’Artiste  /   Types d'Artistes: Artistes professionnels  /   Supports: Sur Toile  /   Période: Contemporain  /  
 
Publié: 13 octobre, 2010 / Modifié: 7 décembre, 2010

Copyright  Dulac (Jean Dulac Fils)

 

 

 et une oeuvre d'André Pourtales intitulée "Feysin la nuit" (1980)

 

pourtales

 

... et aussi, en vente sur eBay en ce moment, des cartes de voeux dessinées (auteur?) :

 

$_57

 

 

 

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06 octobre 2014

Sur la route (suite)

Dominique Bailly éclaire notre lanterne à propos de la carte postale "Sur la route", voici ce qu'il décrit (annotations en noir) :

 

sur la route

La photo est prise de la colline de la Garenne (ou le Plateau) ; à droite l'actuelle rue du Dauphiné et au-dessus, le quartier des Maures ; sur la route nationale, à gauche, la ferme Boulud et la ferme Luizet, et au-dessus, l'actuel quartier du Bandonnier.

Dominique en profite pour me communiquer deux liens du journal Le Progrès, un diaporama à l'occasion des 50 ans de la raffinerie de Feyzin, http://www.leprogres.fr/multimedia/2014/09/25/feyzin

et une interview du père de Dominique, Pierre Bailly, toujours sur la raffinerie, http://www.leprogres.fr/rhone/2014/09/27/feyzin-pierre-bailly-habite-depuis-toujours-a-l-ombre-de-la-raffinerie ; vous pouvez aussi voir dans mon blog "Feyzin, passé simple" des articles sur Pierre Bailly et son musée, le Mas des Razes, et des articles sur la raffinerie (construction, catastrophe du 4 janvier 1966...)

Grand merci à Dominique pour ces informations !

 

 

 

 

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03 octobre 2014

Sur la route

J'ai acquis sur eBay la carte postale ancienne suivante :

 

sur la route

 

Je ne connaissais pas cette carte postale, intitulée "Sur la route", il s'agit sans doute de ce qu'on appela ensuite la RN7 (Route nationale n° 7) ; mais je ne parviens pas à situer ce qu'elle représente, ni de quel point de vue la photo a été prise. Si vous avez des idées...

 

 

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27 septembre 2014

Hommage à Georges SAUNIER

Ainsi donc un document circule à Feyzin pour demander à la Municipalité de rendre hommage à cet exceptionnel historien local qu'était Georges Saunier. Voici le document :

HOMMAGE A GEORGES SAUNIER

Nous demandons à la Municipalité de rendre hommage à Georges Saunier en 2015, pour le 20e anniversaire de sa disparition, sous une forme à déterminer : nom d’un bâtiment public, d’une rue, pose d’une plaque sur le lieu de sa naissance, etc.

Le 19 septembre 1995, Gorges Saunier nous quittait.

Tous les Feyzinois le connaissaient pour son amour de notre commune, où il naquit le 12 septembre 1912.

Chef du personnel aux usines Lumière, il s’engagea très tôt au service de son prochain, en qualité de syndicaliste, puis de Conseiller municipal, dans les années 60.

Il aimait conter l’histoire locale et transmettre son savoir. Il a animé des conférences, au Cercle Foyer, en 1949,, au cinéma Rex, 1966-1968, à la salle Omnisports, 1973, puis au Centre Léonard de Vinci et à la Bibliothèque, avec le Comité de Jumelage et la Société d’Histoire. Il affectionnait par-dessus tout s’adresser aux enfants, et, dans les classes où il intervenait, il utilisait sa machine à remonter le temps pour capter son auditoire. Il a participé aux bulletins paroissiaux des années 40 et 50, à la revue régionale «  évocations »,  et à divers bulletins municipaux.

On lui doit la série des «  Feyzin au passé simple » trois ouvrages de 1977 à 1990, puis une illustration dessinée « Feyzin autrefois » en 1992, avec la complicité artistique de son ami Jean Boachon. Humaniste et philosophe, il étonnait par sa simplicité, son esprit critique, et sa gentillesse.

Très attaché à sa commune, il rejetait l’esprit de clocher, dans ses dernières correspondances, il insistait « sur la nécessité du progrès pour tous et l’humanisation des temps à venir », reprenant à son compte « l’avenir est notre affaire ».

Il sera toujours parmi nous.

 

Dans mon blog précédent, "Feyzin, passé simple", j'ai souvent évoqué Georges Saunier, je l'ai cité, je lui ai emprunté même à quelque chose près le titre de mon blog, j'ai eu recours à ses travaux pour faire quelques articles.
Comment donc, une vingtaine d'années après sa mort, n'a-t-on pas songé à donner le nom de Georges Saunier à une rue, une école ou un édifice public à Feyzin? Il est temps de corriger cet oubli.

Si vous souhaitez vous associer à une telle demande, vous pouvez écrire à :

"Feyzin, Europe", Centre ressources, Mairie

ou par mail : feeurope@gmail.com

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06 mars 2014

Artistes et Feyzin

Nous avions déjà évoqué dans le blog précédent quelques artistes feyzinois, mais contemporains. Dominique Bailly, infatigable chercheur sur le passé de Feyzin, me fait part d'artistes de la fin du XIXème-début du XXeme siècle. Ce sont des informations parcellaires, et je lance un appel à mes lecteurs pour éventuellement les compléter.


Marcel BERTHON (Lyon 1880, Feysin 1955), dont l'une des toiles est un portrait d'Antoine Lumière, se trouvant 25 rue du Premier Film à Lyon (8ème), qui serait décédé dans la commune de Feyzin.

Pour d'autres auteurs, D. Bailly a trouvé ces références sur Google Books dans un livre dans lequel on ne peut voir que quelques extraits :

- Salons et expositions de Lyon, catalogue des oeuvres exposées publié en 2007 par Domique Dumas, Jacques Foucart et Gérard Bruyère : Desgeorges Joseph VITAL, né à Feyzin (Isère), qui a exposé des oeuvres dans les salons de Lyon (p.420) ; idem pour Marcel BERTHON, et une liste de quatre oeuvres figurant des paysages feyzinois du début du XXème siècle : A Feyzin (Rhône) 1912 (p.382), Soleil brumeux (lône à Feysin) aquarelle (p. 293), La lône (effet du matin Feyzin) aquarelle 1912 (p.293), Soir d'automne à Feyzin 1901 (p. 320). Qui a réalisé ces oeuvres et où en trouver des reproductions?

Desgeorges VITAL expose 10 rue Saint-Nizier à Lyon une oeuvre intitulée Bélisaire mendiant, d'après Gérard

Belisarius_by_François-Pascal-Simon_Gérard,_Getty_Center 1795

Belisarius, de François-Pascal-Simon GERARD, 1795

L'oeuvre exposée par Vital était un camaïeu bleu sur porcelaine, peut-être un vase.

Dans ce salon, une autre artiste est aussi native de Feyzin, Francine STYLIANIDES (son nom de jeune fille n'est pas indiqué).

Dans un salon de 1944, André RUFFIN expose 10 rue Vaubecourt à Lyon une peinture intitulée L'étang de Feyzin. La Gravière?

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Quant à Desgeorges VITAL, céramiste, on trouve certaines de ses oeuvres sur les sites des antiquaires :

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Merci à Dominique Bailly pour ces précieuses informations!

 

 

 

 

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25 janvier 2014

Le patois de Feyzin

Bien sûr, comme partout en France on parlait le patois régional à Feyzin jusqu'au XXe siècle, lorsque l'école et ensuite les médias firent régresser ces langues. Elles sont encore vivaces dans certaines régions de France (breton, basque...) et l'on parle le créole dans les départements d'outremer, au même titre que le français.

Dominique BAILLY m'a envoyé trois courtes histoires en patois. Voici ce qu'il m'écrit ;

(...) j'ai découvert dans la presse l’existence du français du Missouri, aussi connu sous le nom de "Paw Paw French". C'est un dialecte francophone qui était autrefois parlé dans l'État américain du Missouri depuis l'époque de la Nouvelle France. Vers 1980 des centaines de personnes le parlaient encore dans le village "d'old mines" contre seulement une douzaine de nos jours.
Encore un dialecte qui risque de s'éteindre faute de locuteurs, victime de l'image négative qu'il véhicule par rapport  à la langue dominante du pays, ici l'anglais.
 
 A Feyzin, il en a été de même pour le patois que parlait encore mon grand père décédé dans les années 80. Est-ce qu'il reste même encore des personnes capables de le parler ? En tout cas, il y a toujours des Feyzinois qui le comprennent.
 
Aussi, je vais t'envoyer 2 ou 3 histoires courtes que nous contait mon grand père, afin que tu en fasses profiter tes lecteurs du 21ème siècle, puisqu'il paraît qu'internet serait le dernier refuge pour les langues menacées d'extinction.
 
(...) Quant à l'orthographe et à la grammaire : pas de règles, puisque ce n'était pas une langue écrite et qu'elle n'est plus pratiquée ! 
 
Et pis, comme disave mi grand pôre : "Nous, le paysans, son de gens instruits. De parlavons dueux lingues : lou Français et lou Patois!"

CAISSON

 

Y aye tôt plein de charcutiers diens lo tem, et Y aye l’histouèra de Caisson. Se môre êtié groussa et el alave ou marchi. Et el a prê le douleur en y alan. Et oul e venu au mondou diens lou caisson dou charaban.

 

Et oul est môrt sour un cayon ! Ou tuave on cayon diens una farme de la rua fine. A prê lou malèso ‘tié. El a tomba sus le cayon et t’éta feni !

 

Alôrs, l’ayon fa ceti ju de mots : Caisson,

Venu diens un caisson.

Parti sus un cayon !

 

 

Lou pôre GIRI

 

Mi, jhe va vou racontave una pitit histouèra dou pôre Giri. Y aye huit jures que sa fena el li dije rin. Y me racontave cha a mi lo pôre Giri passe qu’a ct’época qui on coublave ensem. Etia la guerra… Nos ayon prê tou los chivôs.

 

Alôrs ceta histouèra qui :

 

Ou me dis :  Mè dis don, c’est que d’oya bin qu’el me parle. Alôrs, ou se plante a la chambra et ou se met a tourniri diens la gorda roba. Y el qui campa vers la porta.

 

Et pis el li dis : « Quesque tu charche ? 

  • Ta lingue ! »

Y aye huit jures qu’el li parlave pas. Ta lingue qui li fa ! Oul étion brôvo ce pôre Giri. Oul aye on fils : lou Jean Marie.

 

 

Benoist COTURIER

 

Benoist Coturier de Solize étion ordonnance d’un capeténo.

 

Et lou capeténo l’aye engueula que oul alava promena son chivô pou que puisse monta sus ceti. Mè, au lua d’ala promena li chivô oul a baigna. Et pis lou capeténo montave dessus. Mè, c’est qui le chivô ou levave le cul et m’envoya lou capeténo diens le z’ortieux !

 

Alôrs lou capeténo : « Coturier, prends le mon cheval ! »

 

Li que d’aye una carne n’aya pas peu de resta e sin. Et ce chivô li sauvave la vie plein de fois passe qu’i se cabrave pendant los combats.

 

Voici en gros la traduction de CAISSON :
Sa mère allait au marché et elle a pris les douleurs puis accouché pendant le trajet.
Ainsi, il est venu au monde dans le caisson du charaban. 
Il est décédé alors qu'il tuait un cochon dans l'une des fermes de la rue Fine.
Il avait pris un malaise et était tombé raide mort sur le cochon.
Alors, on avait fait cette chansonnette: 
"Caisson,
Venu dans un caisson,
Parti sur un cochon."

Celle du Père GIRI :
Il y avait huit jours que ça femme ne lui parlait plus. Il m'avait dit ça, le père Giri parce qu'à ce moment-là on travaillait ensemble. C'était la guerre et tous les chevaux avaient été réquisitionnés. 
Alors, il m'avait raconté cette histoire:
"Mais dis donc, c'est qu'il faudra bien qu'elle me parle!"
 Alors, il s'est planté dans la chambre et s'est mis à tout retourner dans l'armoire.
Et sa femme qui se tient vers la porte finit par lui dire :
"Qu'est-ce que tu cherches?"
"Ce que je cherche? Ta langue!" qu'il lui répond.
Et de Couturier de Solaize:
Couturier était l'ordonnance d'un capitaine qui l'avait engueulé, pour qu'il aille promener son cheval afin qu'il puisse le monter. Mais au lieu d'aller promener le cheval pour le fatiguer, il est allé le baigner. Et quand le capitaine est monté dessus, le cheval a levé le cul et l'a envoyé dans les orties. Alors celui-ci s'est écrié " Couturier! prends mon cheval!"
Et lui s'est dit "Moi qui ai une carne, ça ne me fait pas peur de le garder comme monture."
Grand merci à Dominique pour ce document!

 

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13 janvier 2014

Bonne année... en lyonnais

Pour ceux qui parlent le lyonnais...

 

 

Vœux en patois de Lyon

 

Belins, Belines,

 

 

 

 

 

 

 

On vous souhaite du bonheur à regonfle pour l’an que vint.

 

 

 

Nous espérons qu’après tous ces charivaries vous ne vous êtes pas fiolés et que vos menillons n’ont pas trop souffert.

 

 

 

Rien ne doit se petafiner, alors faites retinton et laissez tout à l’abade pour courater le tantôt, sans décaniller trop loin, et ensuite faites un gros nono.

 

 

 

Laissez le monde maroner, se marcourir, faire la bobe, se faire flique, et soyez canants.

 

 

 

 

 

 

 

Nous vous faisons peter la miaille.

 

 

 

 

 

 

 

Adieu les gones, à la revoyure.

 

 

 

Amitieusement

 

 

Avec tous mes meilleurs Voeux et ceux de la Mère Cottivet :

 


> > Vous savez la copine de Guignol qui habitait au 99, « cent moins n’un » de la Montée de la Grande Côte, et qui disait   : "  En descendant montez donc, vous verrez le petit comme il est grand » "Chenuses Fenottes et Bons Gones

 

 

 

Ouh là là, déjà 1 an de passé depuis l’année dernière !

 

Tout par un coup, on réalise qu’on a pris un an de plus !

 

On est si tellement embringué dans un tourbillon politico-merdiatique et dans une révolution informatico-technologique qui nous bourre le coqueluchon et nous petafine l’esprit, que s’est rien d’y croire. Pensez voir !

 

Vous avez encore les quinquets toute enrluminée par les luminions du 8 décembre (pour les ceusses bien sûr qui sont de Lyon).

 

Mais mâtenant y faut s’en retourner sur terre dans notre monde tout désampillé.

 

La France, du depuis 2012, roule à gauche ce qui crée si tant de carambouilllages à droite que le peuple, il est tout détrancané et ne sait plus bien où y va :

 

la Duflot qui réquisitionne le clergé,

 

le Montebourdes qui fait fuir les étrangers qui veulent nous donner leurs escalins,

 

l’Ayrault qui fait débagager les moyennés et les jeunes à l’estranger.

 

Y aura à cha peu plus que les bourdins en France.

 

Le Cazeneuve qui remplit le tonneau des Danaïdes de l’Etat avec des impôts qui ne  décessent d’augmenter (c’est fou comme ces grands gognants se triturent le cotivet pour décaisser les derniers picaillons à ceux qui ont encore un peu de quoi),

 

le Fillon et le Copé qui se marpaillent comme des chiffonniers en emboconnant tout le monde…..

 

Et nos gamins….. ça fait regret de les voir pitrogner leur aïpad ou leur aïfone quand y  sont pas dans le cloud !

 

Je ne vous causerai pas de la montée du bio qui va faire défunter nos mâchons.        Exceteri excétera…

 

J’arrête là pour ne pas vous tourner les sanques car 2014 pointe son nez.

 

Comme donc on est encore sur terre le 31, tachez moyen de prendre le parti d’en rire à gorge  d’employé sans vous déponteler la ganache et de profiter de la vie à pleines dents.

 

Comme de bien s’accorde, pour éviter d’avoir la vasivite, d’avoir votre embuni tout trifouillé, votre  estome tout bouligué et les boyes qui remontent au gosier pendant les fêtes, je vous conseille de faire une cure d’huile de ricin avant le réveillon que je vous souhaite festif.

 

Je vous souhaite un cuchon de bons vœux pour 2014 :

 

plein de bonheur avec des pécuniaux à regonfle.

 

Restez tati et gardez vos formes. Prenez les choses en bonne part et sans barguiner pour trabouler cette nouvelle année dans de bonnes dispositions.

Je vous fais peter la miaille et à la revoyure mes belins."

 

(Merci à Jean-Claude et Christiane pour cet envoi)

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08 décembre 2013

L'usine Lumière à Feyzin

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(carte postale ancienne)

 

L'usine Lumière était implantée dans le quartier du Rhône jusqu'à la fin des années 1950. On y fabriquait le "film" vers 1930 et après la guerre de 1939-45. Les ouvriers, pour un certain nombre, bénéficiaient d'un logement dans ce qu'on appelait la "Cité Lumière". Toute une vie s'organisait dans ce quartier. Cela a été (bien) relaté dans le film "Mémoires de la Cité Lumière de Feyzin", signé Jean-Jacques Tardy en 2008 (film réalisé par les élèves du lycée Lumière à Lyon) ; on y voit les interviews de quelques Feyzinois anciens habitants de la Cité, parler du travail à l'usine, des syndicats, des inondations, de la guerre, de la catastrophe de Feyzin, de la vie quotidienne et des loisirs dans le quartier de l'île de la Chèvre...

Voici quelques photos de l'usine provenant de la même collection que celles publiées précédemment (sauf les deux dernières)

 

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Vers le bac à traille

 

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La gravière, toute proche

 

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La gravière, toute calme en semaine (l'été, le week end, elle s'animait follement, notamment lors des joutes! Photo : Combier)

 

LUMIERE

(Photo Delcampe)

 

La Médiathèque de Feyzin possède un exemplaire du film dont nous avons parlé. Une projection publique a eu lieu en février 2013.

Photos fournies par C.L. - Droits réservés

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18 novembre 2013

Concours agricole en septembre 1863

Société d’agriculture de l’arrondissement de Vienne.

 

Le concours de la Société d'Agriculture de l'arrondissement de Vienne a eu lieu le 13 septembre, à Feyzin.

L'exposition des animaux reproducteurs appartenant aux races bovine et chevaline était très-riche, et dépassait tout ce qu'on avait vu dans cette catégorie aux concours précédents.

L'exhibition des instruments agricoles présentait un coup d'œil satisfaisant. On a remarqué surtout plusieurs charrues.

Dans l'exposition horticole s'étalaient les belles collections de fleurs et de légumes de Gattel Louis, jardinier de M. Léo Genin. On y admirait aussi des fruits d'une rare beauté.

La distribution des prix a eu lieu dans un champ voisin de l'église, sur une estrade élégamment décorée, en présence de M. Faugier, maire de Vienne, député au Corps législatif et membre du Conseil général de l'Isère, qui présidait cette réunion.

Avant la distribution, M. Faugier a, dans un discours éloquent et qui a produit une vive impression, rappelé toute l'importance de l'agriculture et les encouragements mérités que le gouvernement de l'Empereur ne cesse de lui donner.

Parmi les lauréats pour le labour, on a distingué Cécile Bonnot, de Meyzieu. Cette jeune fille avait déjà obtenu une récompense, le 6 du courant, au concours tenu à Meyzieu par le comice agricole de St-Laurent-de-Mûres.

Un corps nombreux de musique a fait entendre des morceaux bien choisis pendant la distribution des prix.

La table du banquet était dressée sous les platanes qui ombragent la place de l'église. De là le regard s'étendait sur un horizon splendide. Jamais les membres de la Société d'Agriculture de l'arrondissement de Vienne n'avaient occupé une aussi magnifique salle à manger.

Le diner a été servi par M. Antoine, de Lyon, qui, pour un prix réduit, avait mis à la disposition de la Société toutes les ressources de l'art culinaire et la majeure partie de son personnel. Ah ! Nous sommes bien loin du temps où les concours agricoles ont été inaugurés avec le veau froid ! Le homard et la poularde de Bresse ont remplacé ce mets primitif, et les vins, officiels du cru ne sont plus dégustés que dans les salles des expositions.

 

M. Faugier a porté un toast à la famille impériale, qui a été accueilli par les plus chaleureuses acclamations.

 

M. Milliat, maire de Feyzin, a bu à la santé de l'honorable président de la réunion.

M. Bertrand, membre du Conseil général de l'Isère, a parlé des progrès marqués de l'agriculture dans le canton de St-Symphorien-d'Ozon, et des innovations favorables qui s'y sont produites. Il a bu aux agriculteurs.

 

M. *** a fait, en vers, et en patois lyonnais la description du concours. Cette spirituelle saillie, débitée avec une piquante originalité, a excité une gaité générale.

 

M. Vital Berthin, membre du Conseil général de l'Isère, a remercié les habitants de Feyzin d'avoir, sous la direction éclairée de l'autorité locale, organisé avec autant de zèle que de goût, cette utile et brillante journée, qui laisserait à tous un gracieux et durable souvenir. Il a souhaité que la commune de Feyzin fût toujours l'une des premières du riche et beau canton de St-Symphorien-d'Ozon, que sa prospérité allât toujours eu grandissant, et que son administration municipale fût toujours confiée à des mains aussi dignes et aussi dévouées. Il a bu aux habitants de Feyzin.

 

Voici le discours prononcé par M. Faugier avant la proclamation des noms des lauréats.

« Messieurs et chers Concitoyens,

« Ces fêtes, ces concours agricoles ont pour moi et pour tous ceux qui s'intéressent à l'agriculture, un attrait toujours nouveau.

« Au milieu de cette nombreuse et sympathique assemblée, c'est avec une vive satisfaction que je me fais l'interprète des pensées qui nous portent tous à honorer et à fêter l'agriculture. — On ne saurait trop encourager ses perfectionnements et applaudir à ses bienfaits.

« Dans ce siècle si remarquable en grandes choses, au milieu des tendances générales si ardentes aux améliorations matérielles et sociales, l'agriculture ne doit pas rester stationnaire. Il faut qu'elle marche résolument pour développer ses produits, pour accomplir les progrès qui sont dans les aspirations de tous;

« L'industrie et le commerce ont pris les devants, leurs succès sont éclatants; mais, pour être durables, ces succès ont besoin des prospérités de l'agriculture.

« L'agriculture est, en effet, le grand travail national ; c'est la source première et féconde du bien-être général ; et il faut la prospérité de nos campagnes pour constituer solidement la force et la puissance de la France.

« Rien n'est donc mieux justifié que le courant d'idées et de volontés auquel nous nous associons pour faire progresser, pour améliorer les pratiques agricoles.

« L'Empereur, qui a l'intuition si profonde des besoins sociaux, l'Empereur et son gouvernement y poussent par des encouragements bien mérités. Vous n'avez pas oublié ces paroles augustes qui ont eu un juste retentissement et qu'il importe de rappeler: — « C'est que l'amélioration des campagnes est encore plus utile que la transformation des villes. »

« Notre arrondissement participe à ce mouvement avec l'empressement et la bonne volonté qui caractérisent nos populations laborieuses et intelligentes.

« Les Comices cantonaux, par leur initiative, ont rendu d'incontestés services. — Mais c'est à la Société d'Agriculture qu'il appartient de généraliser, de développer leur action ; il faut que notre Société, par une organisation plus puissante, apporte à l'oeuvre d'amélioration que nous poursuivons une force et une impulsion nouvelle.

« Nous avons à grouper les efforts de tous les hommes honorables qui ont, comme vous, le louable désir de contribuer au bien-être de notre cher arrondissement.

« Que nos agriculteurs distingués continuent à donner de bons et utiles exemples. — Que nos laborieux cultivateurs se montrent toujours persévérants dans leurs travaux. — La terre, comme toutes les choses de ce monde, nous laisse parfois avec des espérances déçues; mais, après tout, et grâce à Dieu, la terre est une mère juste et bonne qui finit par rendre, et par rendre largement tout ce qu'on lui donne de soins et de travaux.

« Depuis quelques années l'agriculture a fait, dans nos divers cantons, d'Incontestables progrès; le concours d'aujourd'hui, si remarquable à tant d'égards, a confirmé les meilleures appréciations.

— Les produits et les races s'améliorent; les procédés agricoles se perfectionnent. — Vous n'avez qu'à persévérer; l'arrondissement de Vienne se montre digne de la grande place qu'il occupe dans notre beau Dauphiné.

« Avant de finir, et au moment de distribuer d'honorables récompenses, je suis heureux de pouvoir remercier la commune de Feyzin de l'éclat donné à ce concours agricole, éclat qui témoigne de toute l'importance de cette commune remarquablement administrée. Elle s'est parée en fête et nous prodigue sa plus cordiale hospitalité.

Que son digne maire et ses chers habitants reçoivent nos reconnaissantes félicitations et nos remerciements les mieux mérités. »

 

 

 

DISTRIBUTION DES PRIX ET PRIMES.

 

Serviteurs agricoles.

 — Hommes. — 1 er prix Naquin Denis, domestique chez M. Luizet, 40ans de services; 2e, Dumas Jacques, chez Grand, à Eyzin, 30 ans de services ; 3e, Tachet Jean, de Satolas, chez M. Chavalet, 26 ans de services; mention honorable à Faury Pierre, chez Mme Jourdan, à Roussillon, 20 ans de services; mention honorable à Anselme, à l'Hospice, 30 ans de services.

 — Femmes. — Prix unique, Rolland Charlotte, chez M. Moly, à Corbas, 16 ans de services ; mention honorable à Bacoz Elisabeth, chez M. Vassel, 35 ans de services.

 

 Concours du Labourage.

— Attelages de 4 chevaux. — 1er prix, médaille de bronze et 25 fr.,  Laurencin Pierre, chez M. Faure, à Feyzin ; 2e prix 20 fr., Odet Joseph, chez M. Gentet, à Feyzin.

— Attelages de 2 chevaux. — 1erprix, médaille de bronze et 20 fr., Nugues Jean, chez son père, à Corbas; 2e prix 15 fr., Guigue Jean-Louis, chez son père, à Feyzin; 3e prix, mention très-honorable et 15 fr., à Mlle Bonnot Cécile, chez son père, à Meyzieu. La commission regrette de ne pas pouvoir, faute de ressources, récompenser le travail de Vacher Louis, auquel elle accorde une mention honorable.

 

Espèce chevaline.

 — 1ère catégorie. — Poulains d'un an à 18 mois. — 1er prix, à M. Manin Antoine, de Chuzelle, 40 fr. ; 2e, à M. Labbe Jean, de Chuzelle, 30 fr. ; 3e, à M. Jules Berquet, de Meyzieu, 25 fr.

 — 2ème catégorie. — Poulains et Pouliches âgés de 2 ans et demi. — 1 er prix, à Mlle Cantin, de Chandieu, médaille de bronze et 50 fr. ; 2e à M. Olanier, de Feyzin, 40 fr. ; 3e, à M. Girardet, de Marennes, 30 fr. ; 4e, à M. Grange, de Genas, 30 fr.

 — 3ème catégorie. — Poulains et pouliches de 3 ans et demi. — 1er prix, à M. Crapon Alexandre, de Chuzelle, médaille d'argent et 60 fr. ; 2e, à M. Grange, notaire à Genas, médaille de bronze et 40 fr.; 3e, à M. X., 20 fr.

 

Animaux reproducteurs.

— Espèce bovine.

 —1ère catégorie. — Animaux ayant un an au moins, mais n'ayant encore point de dents de remplacement. — Males. 1 er prix, M. Manin, de Chuzelle, 20 fr. ; — 2e, M. Dubois Joseph, de St-Priest, 15 fr. — Femelles. — 1 er prix, M. Barrioz Félix, de Corbas, 20 fr. ; 2e, M. Périer Jean, de Chuzelle, 10 fr.

— 2ème catégorie. — Animaux ayant de 2 à 3 ans, avec secondes dents, mais n'ayant pas encore les troisièmes dents.  — Mâles. — 1er prix, M. Manin, de Chuzelle, médaille de bronze et 40 fr.; 2e, M. Fillion, de Toussieux, id. et 30 fr. ; 3e M. Cicot, de St-Priest, id. et 20 fr. — Femelles. — 1 er prix, M. Moly, de Corbas, médaille de bronze et 30 fr. ; 2e, M. Bertrand Jean, de Septème, id. et 20 fr. ; 3e, M. Ennemond Verrier, de Feyzin, id. et 15 fr.

 — 3ème catégorie. — Animaux de trois ans et au-dessus, ayant mis leurs troisièmes dents.  — Mâles. — 1er prix, M. Manin, de Chuzelle, médaille d'argent et 50 fr.; 2e, M. Gayvallet, de Chuzelle, médaille de bronze et 40 fr.; 3e, M. Jules Bergeret, de

Meyzieu, 30 fr. — Femelles. — 1er prix, M. Pierre Roux, de Marennes, médaille de bronze et 50 fr. ; 2e, M. Bourson, de Toussieux, médaille de bronze et 40 fr. ; 3e M. Grange, de Genas, 30 fr.

 

Race porcine. — 1 er prix, Chapuis Denis, de Chaponnay, 30 fr. ; 2e, Piot Claude, de Feyzin 25 fr. ; 3e, Labbe, de Chuzelle, 20 fr.

 

Race ovine. — 1er prix, Moly, de Corbas, 20 fr. ; 2e, Vacher, de Corbas, 15 fr. ; 3e, Rantonnet, de Feyzin, 10 fr.

 

Oiseaux de basse-cour.  — 1 er prix, Joly, de Feyzin, 10 fr. ; 2e, Fayard, de Feyzin, 10 fr. — Dindons. — 1 er prix, Charpe, de Septème, 15 fr.; 2e, Gonnet, de Septème, 10 fr. ; 3e, Manin, de Chuzelle, 10 fr.

 

Instruments agricoles.

1er prix à M. Lasalle, de Vienne, pour sa collection de charrues, une prime de 40 fr. ; 2e à M. Meillon, de Meyssiez, pour ses deux charrues, une prime de 25 fr. ; 3e à M. Ogier, de Genas, pour sa collection de charrues, une prime de 25 fr. ; 4e à M. Danjat,  constructeur-mécanicien à Lyon, rue Monsieur, une mention honorable pour importation d'une collection d'instruments agricoles (batteuse, faucheuse, hache-paille), et une indemnité de 25 fr.

La commission exprime le regret de n’avoir pu voir fonctionner la batteuse et la faucheuse de M. Danjat. Elle aurait désiré aussi voir fonctionner les charrues exposées.

 

5e Catégorie. — Céréales.

 Aux plus belles collections. — 1 er prix, Jean Bonnet, de Septème; 2e, François Manin, de Chuzelle.

— Fourrages et racines fourragères ou comestibles. — 1er prix, Louis Gattel, jardinier chez M. Léo Genin, propriétaire à Vienne ; 2e, Crapon, propriétaire à Chuzelle ; 3e, Jacques Berger, propriétaire à Feyzin ; 4e, Pierre Durand, propriétaire à Feyzin ; 5e, Jean Masson, propriétaire à Feyzin ; 6e, Ennemond Verrier, propriétaire à Feyzin : mention honorable à sieur Clément Milliat pour son exposition de ses graines de luzerne.

 

6e Catégorie: — Produits horticoles:

 légumes. — 1 er prix, Louis Gattel, déjà nommé; 2e, réservé.

 — Fleurs. — 1er prix, Louis Gattel, déjà nommé ; 2e, réservé.

 — Fruits. — 1 er prix, Jacques Jacquet, pépiniériste à Vienne; 2e, Jean Brosse, propriétaire à Feyzin; 3e, Mathieu Mirabel, propriétaire à Solaize; 4e, Jean- Louis Achard, propriétaire à Feyzin; 5e, Antoine Morin, propriétaire à Solaize.

 

Ce texte m'a été envoyé par Dominique Bailly, grand merci à lui!

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